know your sin, I know your sin, I know your wings.

know your sin, I know your sin, I know your wings.
*****************************
**
***
*
***
*
******
**




ThanX for reading my words.
*****

**
**















x-DreamX-x

# Posté le vendredi 22 décembre 2006 14:25

Modifié le dimanche 24 février 2008 11:10

L'homme et la femme

L'homme et la femme
DreamX

1er Chapitre ***** 1ère partie



Je sors de ce bordel. Les gens parlent, disent des choses futiles auxquelles je n'accorde aucune importance.
Les tags sur les murs sals sont noirs, verts parfois. C'est laid. Cela donne envie de repeindre le monde.
Le train repart. La sirène a retentit. Les gens se bousculent.
Je descends les escaliers. Je sert mes poings dans mes poches. Je ne suis pas agoraphobe mais les gens ont des visages masqués d'un sourire faux, hideux. Hypocrite.
Je sors de la gare. Le quai est vide maintenant. Toutes les personnes qui étaient près de moi il y a de cela quelque secondes sont parties. Il fait froid. Le vent souffle fort. On entend des voitures démarrer.
Je marche. Quelques mètres plus loin, je prends les fils de mon mp3, je mets les écouteurs dans mes oreilles. J'allume l'engin.
Un bruit sourd, aigus retentit, et me rend sourde.
Puis la musique commence. Là, je peux penser. Je peux vivre ce qu'il y a dans ma tête.
Je peux me prendre pour ce que je veux.
Les instruments embouchent l'espace. La guitare, les percussions occupent le vide, le néant.
Je regarde mes pieds. Je regarde jamais devant moi. Je n'ai pas envie de croiser le visage d' un mec ou d'une fille avec des yeux noirs dans lesquels on peut surement voir écrit HELP.
Mes imitations rangers sont abîmées. Merde, elles m'ont coûté dix euros, je me suis ruinée pour les acheter. Ironique, peut être, je sais même pas en fait.
Je gèle. Ma créatrice m'avait pourtant bien dit d'attacher mon blouson, que les collants résilles ne couvrent pas assez.
C'est l'hiver.
Mes cheveux rouges se foutent devant mes yeux. Ils se couvrent de maquillage noir. Mes lèvres rouges deviennent bleues de par le froid. On dirai un couché de soleil, mais il fait nuit.
L'air est humide, et j'entends presque les grenouilles chanter dans les jardins autour.

Le chanteur commence a fredonner une mélodie. C'es enivrant. Je n'arrive plus à savoir où je suis, où c'est. Cela fait mal. J'ai envie de ne plus avoir ce malaise, que la boule dans mon ventre se défasse. Pourtant vivre autrement n'est pas une solution.
Le froid, la mort des arbres, la solitude de la Lune, ça créé une atmosphère sombre. On a envie de plonger dans le vide sidéral, dans l'apocalypse de nos cinq sens. Où les anciens sont paumés et où les jeunes glissent. Moi, j'ai jamais glissé là-dedans. J'y suis née.
Le Vieux Des Cieux m'a bavé sur la route, et je suis transparente et puante. Et je suis amoureuse du type qui chante dans mon mp3.
Le trottoir est loin. J'ai du tomber, car je suis à terre. Je suis étalée sur le sol. Pourtant je marche. Je suis si bas que le macadam m'as vomi sur la route. Et la route me vomira sur la ligne électrique qui relie les deux boulevards de nos songes.
La musique retentit toujours telle une explosion de la Terre et du System solaire. Je t'aime. Mais tu ne peux m'entendre. Un cauchemar. Nous vivons pour crever. Les atomes survivent parfois. Les cellules sont si petites que nous ne pouvons les voir. Sommes nous leurs dieux, comme nous, nous prions le plus haut ?
Tel un sac remplie de merde, des géants de l'espace se passent la drogue pour ressentir choses plus magnifiques que leur sang couler. Nous regardons le Ciel ,et les oiseaux passent et chient sur nos mains. Et nous les léchons, car leur présent est divin.
L'Homme est intéressé par les planètes, car Il veut voir plus loin que le sac. A travers sa toile noirâtre. Les étoiles sont les trous que les cigarettes ont creuser dans le tissus.

Je continue mon trajet. Je change de chanson. Je met un son très punk, ça me rappelle qui je suis. J'ai envie de gueuler avec la chanteuse, juste pour que les aliens aliénés m'entendent et disent que les microbes savent chanter faux.
En tout cas les microbes ont les moyens de s'acheter des imitations rangers à dix euros. T'as raison , tu n'auras jamais à me lécher les "shoes". T'es trop loin. Et tu ne m'aimeras jamais (plus comme avant).
Tu dois être entrain de baiser ta femme à l'heure qu'il est.
Je ne vois plus grand chose. Je vois des traces bleues devant mes yeux. Sûrement mes cheveux. Ou les glaçons que l'air a créé pour m'emprisonner dans le froid.
Les barreaux d'une prison, Il ne manquerait plus que cela pour allonger la liste de toutes mes fantasmagories. Encerclant un oasis de frayeur ou le seul orgasme qu'on puisse avoir est celui d'avoir chaud et d'être en vie.



Où est le micro? J'ai besoin de chanter que la vie est belle...





x-DreamX-x

# Posté le vendredi 22 décembre 2006 14:34

Modifié le mardi 21 juillet 2009 17:53

...

...
************
L'air est humide.
Je le sais : le rideau rouge devant mes yeux ondule.
Je le sens : ma peau est brillante et j'ai un goût de marécage dans la bouche.

Ma route s'achève là. Devant un vieil immeuble miteux, dans une ruelle très fréquentée de la ville.
On y trouve toutes sortes de choses, « drug shops », perceurs, tabacs ; il y a même une école entre un sexe shop et un marchand de journaux.
L'immeuble est juste en face. Vous voyez ? Oui, c'est celui avec le toit gris, les murs aux briques cerise et l'escalier en fer sur le côté.
Encore quelques mètres et c'est bon. Je pourrai m'asseoir sur mon lit et respirer un peu.

Je monte l'escalier. Il mène directement au deuxième étage. Certains jours il y a deux rubans jaunes croisés indiquant « Chemin dangereux : Travaux ». Aujourd'hui ils n'y sont pas.
Je continue de monter l'escalier. J'ouvre la porte. La porte verte craquelée possédant une poignée noire qui reste dans la main. Je rentre dans le bâtiment. Le papier peint sur les murs est sombre. L'ampoule pendant par un fil électrique rouge au plafond clignote. Devant, à quelques pas, l'entrée de mon appartement.

Le parquet grince sous mes pas. J'ouvre ma sacoche. Je la supporte : la bandoulière ne tient pas.
Je ne trouve pas mes clés. Ma main heurte plusieurs fois des livres, de nombreuses feuilles, des paquets de cigarettes vides, des boîtes de médicaments, une seringue... :

« - Putain ! Elles sont où ces clés ? »

Je prends les livres d'une main, je continue à fouiller dans mon sac de l'autre. Je pousse les objets d'un côté, je range à droite, je jette à gauche. Je les secoue. Le contenu de mon sac remue dans tous les sens...
BAM ! La bandoulière lâche...



x-DreamX-x

# Posté le vendredi 22 décembre 2006 14:39

Modifié le mardi 21 juillet 2009 17:55

...

...
Y'a vraiment que moi pour être aussi conne :

« -Merde ! »

Je me hâte de ranger les objets dans mon sac, c'est pas bon d'être trouvée seule avec une seringue à la main.
Je ramasse mes affaires, me demandant toujours où peuvent être ces fichus clés.
Si au moins cette saloperie de lumière fonctionnait !
J'entends des bruits de pas dans l'escalier en bois, celui à l'intérieur de l'immeuble. La troisième marche en partant du haut grince terriblement, d'ailleurs il faut l'enjamber pour ne pas qu'elle se casse.
Un homme l'enjambe. Un grand costaud en costard. Ses jambes sont longues, il est fin, sa ceinture est serrée au maximum, son buste est large, ses bras, aussi longs que ses jambes tombant verticalement le long de son corps, tels les bras d'un singe. Des épaules carrées. Son visage ressemble à une poire écrasée, son teint est aussi verdâtre, et ses pupilles sont noires comme des pépins.
Il baisse les yeux. Il me regarde. Il me dit :
« -Vous voulez de l'aide mademoiselle ?
-Non. Euh, non merci, ça ira. Merci. » Je continue ma recherche, assise sur le sol, scrutant le vieux bois.
Me voyant toujours à terre l'inconnu continue de sa voix acide, grave, profonde, je sais pas très bien :
« -Vous cherchez quelque chose ? »
Je me lève précipitamment . Je mets les mains dans mon vinyle. Elles se referment sur des clés. Je ferme les yeux. Je souffle. Je r'ouvre les yeux. Je me mets à l'observer, comme lui, il m'observe :
« -Non, je ne cherche rien. »
Toujours faisant grincer le parquet sous ses pieds. Il s'en va, sans mot dire, ouvre la porte voisine à mon appartement et rentre. (Je ne savais pas que j'avais un voisin.)

Mes clés étaient tout simplement dans mon blouson.

Y'a vraiment que moi pour être aussi conne.




x-DreamX-x

# Posté le lundi 25 décembre 2006 12:35

Modifié le mardi 21 juillet 2009 17:58

...

...
La lumière de la pièce m'aveugle, alors que le silence s'empare des lieux. La clarté émise par les falots est poignante et l'on ne peut plus rien ressentir que la chaleur d'un doux été commençant.
La vue me revient et la sensation d'être protégée par la blancheur de ces étoiles accrochées au plafond disparaît, tel le ciel bleu au début de l'hiver.
Les murs sont épais, rugueux, d'un orange pâle. Rien à voir avec l'obscurité du couloir. L'appartement est un trois pièce : chambre, salle de bain et wc, et une pièce principale servant à la fois d'entrée, de cuisine, de salle à manger et de dépotoir. Il y a une large fenêtre près d'une table carrée où sont posés, ou plutôt jetés, un tas de papiers et un crayon. On peut aussi voir une tasse de thé datant de la veille.

De ce grand orifice, j'observe le ciel parfois. Le firmament. Je peux voir le coucher du soleil. Et cet amas de couleurs, ce rouge, ce violet, ce jaune et cet orange se confondent avec les murs de l'appartement et je me sens comme entrain de voler parmi les oiseaux. Oiseaux que je déteste d'ailleurs ; ils me rappellent trop à quel point je suis prisonnière de ce trou. De cette même fenêtre je peux voir le parc de la ville où les enfants s'amusent et rient. Ces petites filles jouant à des jeux dont pour la plupart j'ai oublié le nom. Ces petits garçons qui courent, sautent et se bousculent pour être les premiers arrivés à la balançoire.

J'en ai suivi un des yeux l'autre jour, un de ces petits galopins à culotte courte, les joues roses, les yeux bleus, les cheveux blonds et brillants. Puis je me suis mise à l'observer intensément, alors qu'il me fixait à son tour, le sourire aux lèvres :
« -Tu es l'ange qui ne sait pas encore se servir de ses ailes. Echappe toi avant qu'on te les arrache. Libère toi de ce monde. Vole. Mais surtout continue à vivre, à rire. Continue à sourire à la terre et au ciel. Garde cette innocence, cette pureté qui te rend le plus scintillant et le plus lumineux de tous les astres. Vis, et ne t'occupe pas de la mort des autres. Vis. Continue à sourire. La nostalgie que tu fais ressentir aux simples mortels est si grande qu'on ne pourrait la mesurer. Et toi tu ris. Tu ne comprends pas. Ta beauté est grandissime. Tous mes mots sont futiles face à l'espoir que tu offres, et maintenant je dois me taire, pour que ton sourire ne s'efface jamais. »

C'est ça, que je lui aurais dit si j'avais eu le courage de le regarder dans les yeux, et de laisser parler cette pierre qui me sert de c½ur. Mais je n'ai aucun courage et j'ai préféré fuir pour l'éternité ce brun d'espoir.



L'appartement est si silencieux...




x-DreamX-x

# Posté le samedi 06 janvier 2007 18:04

Modifié le samedi 13 juin 2009 18:35