J'ai fait un rêve. Le ciel était sur le point de se coucher. Il était laqué de rose et les nuages disparaissaient dans un bleu nuit clair(e). Le tout semblait voltigé parmi un dégradé violacé. La nuit violine et rose restait d'un myosotis matinal à cette heure où la fin approche. Les étoiles n'allaient pas tarder à apparaitre ; la vie s'éveillerait, les oiseaux tomberaient en une ombre obscure au dessus de nos têtes, les rues renaitraient de leur cendre. Tout disparaitrait. Aujourd'hui se dissipait. Le crépuscule, très bientôt, suivrait à son habitude le moment mystique du monde où magie et illusion, telles des rideaux de vapeur immatérielle, se poseraient sur le voile de nos yeux (trompés).
L'amertume fin. La douce amertume. L'amertume faim en mon ventre grouillant te demande. C'est dans ces positions, dans ces virages, que je me sens mal ; que je, sans mal, mais avec douleur te réclame. L'absence d'organe. L'absence d'orgasme matériel. L'absence de ton visage. Créant la boule de vide et de néant dans mon abdomen ; elle se creuse, se broie, se tord, se tourne, s'écrase, se gonfle, me tue.
J'ai fait un rêve. Tu y étais. Tu étais au milieu de la route. Le béton grisâtre reflétait le ciel et ses hanches ; reflétait le ciel et les bandes blanches sur le sol. Les bosquets et les haies verts émeraudes se confondaient avec la nuit. Les feux – les phares de la voitures balayaient l'air et l'inondaient de jaune et d'or – le doraient.
Tu y étais. Tu étais au milieu de la route. Tu apparaissais au centre de tout. Dans cette foudre éclatante ; par dessus l'abysse du ciel éclatant. Et les voitures t'évitaient et ne semblaient pas te voir. Toutes les lumières de la campagne, du paysage, de cet espace urbain : de cette route, venaient de toi.
Toute la beauté de cet instant se nourrissait de toi, venait par toi. Tu étais une origine au rêve et à la Terre.
Tu étais au milieu de la route, debout, fixe. Tu ne regardais rien de particulier. Rien de spécial devant toi. Tes yeux clairs, soulignés de noir étaient deux papillons immobiles, d'or - d'absinthe et de diamants dans le temps figé.
Tu étais là. Et je me jetais du véhicule en marche. En arrêt, je sautais de la voiture. Je courais sur cette route. Je te rejoignais sur ce chemin si clair. Je me précipitais, car ma vie en dépend.
Je m'élance vers toi, prête à tout. Je suis prête à tout. Je suis prête à toi. Ou pas. Ou bien. Ou pis...
Je vole dans le vide, et saute, dans mon élan, dans les éléments arrêtés.
Je m'arrête. Je retiens mon souffle. Je m'essouffle. Je perds haleine, cramponnée à une de tes manches, à ton bras.
Je pleure et je suis soulagée, une main sur ta poitrine. D'enfin, te trouver.
Ton c½ur qui bat, chacun de tes souffles sont une raison pour laquelle je suis prête à me sacrifier ; à ne plus respirer. Tes cheveux noirs et tes mèches rebelles volent au vent, s'entortillent telles une vague sur l'océan ; telles une vague d'onyx dans une rivière de goudron.
Tes lèvres fermées, ton air sérieux, si minces, si...et ta peau au contact de l'air.
Je me cramponne, tremblante. Je me redresse. Je me relève. Je te regarde. Et je ne me souviens plus. Je ne sourirai plus.
J'y suis, au milieu de la route.
Tu n'es rien d'autre que toi.
Je ne serai jamais à toi ; je ne t'aurai jamais à moi.
Le temps s'accélère et s'estompe. (Ces illusions nous tromperont tous.)
Le monde et le ciel explosent - explosaient en cristaux clairs. On n'existera jamais (plus).
L'amertume fin. La douce amertume. L'amertume faim en mon ventre grouillant te demande. C'est dans ces positions, dans ces virages, que je me sens mal ; que je, sans mal, mais avec douleur te réclame. L'absence d'organe. L'absence d'orgasme matériel. L'absence de ton visage. Créant la boule de vide et de néant dans mon abdomen ; elle se creuse, se broie, se tord, se tourne, s'écrase, se gonfle, me tue.
J'ai fait un rêve. Tu y étais. Tu étais au milieu de la route. Le béton grisâtre reflétait le ciel et ses hanches ; reflétait le ciel et les bandes blanches sur le sol. Les bosquets et les haies verts émeraudes se confondaient avec la nuit. Les feux – les phares de la voitures balayaient l'air et l'inondaient de jaune et d'or – le doraient.
Tu y étais. Tu étais au milieu de la route. Tu apparaissais au centre de tout. Dans cette foudre éclatante ; par dessus l'abysse du ciel éclatant. Et les voitures t'évitaient et ne semblaient pas te voir. Toutes les lumières de la campagne, du paysage, de cet espace urbain : de cette route, venaient de toi.
Toute la beauté de cet instant se nourrissait de toi, venait par toi. Tu étais une origine au rêve et à la Terre.
Tu étais au milieu de la route, debout, fixe. Tu ne regardais rien de particulier. Rien de spécial devant toi. Tes yeux clairs, soulignés de noir étaient deux papillons immobiles, d'or - d'absinthe et de diamants dans le temps figé.
Tu étais là. Et je me jetais du véhicule en marche. En arrêt, je sautais de la voiture. Je courais sur cette route. Je te rejoignais sur ce chemin si clair. Je me précipitais, car ma vie en dépend.
Je m'élance vers toi, prête à tout. Je suis prête à tout. Je suis prête à toi. Ou pas. Ou bien. Ou pis...
Je vole dans le vide, et saute, dans mon élan, dans les éléments arrêtés.
Je m'arrête. Je retiens mon souffle. Je m'essouffle. Je perds haleine, cramponnée à une de tes manches, à ton bras.
Je pleure et je suis soulagée, une main sur ta poitrine. D'enfin, te trouver.
Ton c½ur qui bat, chacun de tes souffles sont une raison pour laquelle je suis prête à me sacrifier ; à ne plus respirer. Tes cheveux noirs et tes mèches rebelles volent au vent, s'entortillent telles une vague sur l'océan ; telles une vague d'onyx dans une rivière de goudron.
Tes lèvres fermées, ton air sérieux, si minces, si...et ta peau au contact de l'air.
Je me cramponne, tremblante. Je me redresse. Je me relève. Je te regarde. Et je ne me souviens plus. Je ne sourirai plus.
J'y suis, au milieu de la route.
Tu n'es rien d'autre que toi.
Je ne serai jamais à toi ; je ne t'aurai jamais à moi.
Le temps s'accélère et s'estompe. (Ces illusions nous tromperont tous.)
Le monde et le ciel explosent - explosaient en cristaux clairs. On n'existera jamais (plus).
x-DreamX-x

