DreamX
1er Chapitre ***** 1ère partie
1er Chapitre ***** 1ère partie
Je sors de ce bordel. Les gens parlent, disent des choses futiles auxquelles je n'accorde aucune importance.
Les tags sur les murs sals sont noirs, verts parfois. C'est laid. Cela donne envie de repeindre le monde.
Le train repart. La sirène a retentit. Les gens se bousculent.
Je descends les escaliers. Je sert mes poings dans mes poches. Je ne suis pas agoraphobe mais les gens ont des visages masqués d'un sourire faux, hideux. Hypocrite.
Je sors de la gare. Le quai est vide maintenant. Toutes les personnes qui étaient près de moi il y a de cela quelque secondes sont parties. Il fait froid. Le vent souffle fort. On entend des voitures démarrer.
Je marche. Quelques mètres plus loin, je prends les fils de mon mp3, je mets les écouteurs dans mes oreilles. J'allume l'engin.
Un bruit sourd, aigus retentit, et me rend sourde.
Puis la musique commence. Là, je peux penser. Je peux vivre ce qu'il y a dans ma tête.
Je peux me prendre pour ce que je veux.
Les instruments embouchent l'espace. La guitare, les percussions occupent le vide, le néant.
Je regarde mes pieds. Je regarde jamais devant moi. Je n'ai pas envie de croiser le visage d' un mec ou d'une fille avec des yeux noirs dans lesquels on peut surement voir écrit HELP.
Mes imitations rangers sont abîmées. Merde, elles m'ont coûté dix euros, je me suis ruinée pour les acheter. Ironique, peut être, je sais même pas en fait.
Je gèle. Ma créatrice m'avait pourtant bien dit d'attacher mon blouson, que les collants résilles ne couvrent pas assez.
C'est l'hiver.
Mes cheveux rouges se foutent devant mes yeux. Ils se couvrent de maquillage noir. Mes lèvres rouges deviennent bleues de par le froid. On dirai un couché de soleil, mais il fait nuit.
L'air est humide, et j'entends presque les grenouilles chanter dans les jardins autour.
Le chanteur commence a fredonner une mélodie. C'es enivrant. Je n'arrive plus à savoir où je suis, où c'est. Cela fait mal. J'ai envie de ne plus avoir ce malaise, que la boule dans mon ventre se défasse. Pourtant vivre autrement n'est pas une solution.
Le froid, la mort des arbres, la solitude de la Lune, ça créé une atmosphère sombre. On a envie de plonger dans le vide sidéral, dans l'apocalypse de nos cinq sens. Où les anciens sont paumés et où les jeunes glissent. Moi, j'ai jamais glissé là-dedans. J'y suis née.
Le Vieux Des Cieux m'a bavé sur la route, et je suis transparente et puante. Et je suis amoureuse du type qui chante dans mon mp3.
Le trottoir est loin. J'ai du tomber, car je suis à terre. Je suis étalée sur le sol. Pourtant je marche. Je suis si bas que le macadam m'as vomi sur la route. Et la route me vomira sur la ligne électrique qui relie les deux boulevards de nos songes.
La musique retentit toujours telle une explosion de la Terre et du System solaire. Je t'aime. Mais tu ne peux m'entendre. Un cauchemar. Nous vivons pour crever. Les atomes survivent parfois. Les cellules sont si petites que nous ne pouvons les voir. Sommes nous leurs dieux, comme nous, nous prions le plus haut ?
Tel un sac remplie de merde, des géants de l'espace se passent la drogue pour ressentir choses plus magnifiques que leur sang couler. Nous regardons le Ciel ,et les oiseaux passent et chient sur nos mains. Et nous les léchons, car leur présent est divin.
L'Homme est intéressé par les planètes, car Il veut voir plus loin que le sac. A travers sa toile noirâtre. Les étoiles sont les trous que les cigarettes ont creuser dans le tissus.
Je continue mon trajet. Je change de chanson. Je met un son très punk, ça me rappelle qui je suis. J'ai envie de gueuler avec la chanteuse, juste pour que les aliens aliénés m'entendent et disent que les microbes savent chanter faux.
En tout cas les microbes ont les moyens de s'acheter des imitations rangers à dix euros. T'as raison , tu n'auras jamais à me lécher les "shoes". T'es trop loin. Et tu ne m'aimeras jamais (plus comme avant).
Tu dois être entrain de baiser ta femme à l'heure qu'il est.
Je ne vois plus grand chose. Je vois des traces bleues devant mes yeux. Sûrement mes cheveux. Ou les glaçons que l'air a créé pour m'emprisonner dans le froid.
Les barreaux d'une prison, Il ne manquerait plus que cela pour allonger la liste de toutes mes fantasmagories. Encerclant un oasis de frayeur ou le seul orgasme qu'on puisse avoir est celui d'avoir chaud et d'être en vie.
Où est le micro? J'ai besoin de chanter que la vie est belle...
x-DreamX-x
