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L'air est humide.
Je le sais : le rideau rouge devant mes yeux ondule.
Je le sens : ma peau est brillante et j'ai un goût de marécage dans la bouche.
Ma route s'achève là. Devant un vieil immeuble miteux, dans une ruelle très fréquentée de la ville.
On y trouve toutes sortes de choses, « drug shops », perceurs, tabacs ; il y a même une école entre un sexe shop et un marchand de journaux.
L'immeuble est juste en face. Vous voyez ? Oui, c'est celui avec le toit gris, les murs aux briques cerise et l'escalier en fer sur le côté.
Encore quelques mètres et c'est bon. Je pourrai m'asseoir sur mon lit et respirer un peu.
Je monte l'escalier. Il mène directement au deuxième étage. Certains jours il y a deux rubans jaunes croisés indiquant « Chemin dangereux : Travaux ». Aujourd'hui ils n'y sont pas.
Je continue de monter l'escalier. J'ouvre la porte. La porte verte craquelée possédant une poignée noire qui reste dans la main. Je rentre dans le bâtiment. Le papier peint sur les murs est sombre. L'ampoule pendant par un fil électrique rouge au plafond clignote. Devant, à quelques pas, l'entrée de mon appartement.
Le parquet grince sous mes pas. J'ouvre ma sacoche. Je la supporte : la bandoulière ne tient pas.
Je ne trouve pas mes clés. Ma main heurte plusieurs fois des livres, de nombreuses feuilles, des paquets de cigarettes vides, des boîtes de médicaments, une seringue... :
« - Putain ! Elles sont où ces clés ? »
Je prends les livres d'une main, je continue à fouiller dans mon sac de l'autre. Je pousse les objets d'un côté, je range à droite, je jette à gauche. Je les secoue. Le contenu de mon sac remue dans tous les sens...
BAM ! La bandoulière lâche...
L'air est humide.
Je le sais : le rideau rouge devant mes yeux ondule.
Je le sens : ma peau est brillante et j'ai un goût de marécage dans la bouche.
Ma route s'achève là. Devant un vieil immeuble miteux, dans une ruelle très fréquentée de la ville.
On y trouve toutes sortes de choses, « drug shops », perceurs, tabacs ; il y a même une école entre un sexe shop et un marchand de journaux.
L'immeuble est juste en face. Vous voyez ? Oui, c'est celui avec le toit gris, les murs aux briques cerise et l'escalier en fer sur le côté.
Encore quelques mètres et c'est bon. Je pourrai m'asseoir sur mon lit et respirer un peu.
Je monte l'escalier. Il mène directement au deuxième étage. Certains jours il y a deux rubans jaunes croisés indiquant « Chemin dangereux : Travaux ». Aujourd'hui ils n'y sont pas.
Je continue de monter l'escalier. J'ouvre la porte. La porte verte craquelée possédant une poignée noire qui reste dans la main. Je rentre dans le bâtiment. Le papier peint sur les murs est sombre. L'ampoule pendant par un fil électrique rouge au plafond clignote. Devant, à quelques pas, l'entrée de mon appartement.
Le parquet grince sous mes pas. J'ouvre ma sacoche. Je la supporte : la bandoulière ne tient pas.
Je ne trouve pas mes clés. Ma main heurte plusieurs fois des livres, de nombreuses feuilles, des paquets de cigarettes vides, des boîtes de médicaments, une seringue... :
« - Putain ! Elles sont où ces clés ? »
Je prends les livres d'une main, je continue à fouiller dans mon sac de l'autre. Je pousse les objets d'un côté, je range à droite, je jette à gauche. Je les secoue. Le contenu de mon sac remue dans tous les sens...
BAM ! La bandoulière lâche...
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