Y'a vraiment que moi pour être aussi conne :
« -Merde ! »
Je me hâte de ranger les objets dans mon sac, c'est pas bon d'être trouvée seule avec une seringue à la main.
Je ramasse mes affaires, me demandant toujours où peuvent être ces fichus clés.
Si au moins cette saloperie de lumière fonctionnait !
J'entends des bruits de pas dans l'escalier en bois, celui à l'intérieur de l'immeuble. La troisième marche en partant du haut grince terriblement, d'ailleurs il faut l'enjamber pour ne pas qu'elle se casse.
Un homme l'enjambe. Un grand costaud en costard. Ses jambes sont longues, il est fin, sa ceinture est serrée au maximum, son buste est large, ses bras, aussi longs que ses jambes tombant verticalement le long de son corps, tels les bras d'un singe. Des épaules carrées. Son visage ressemble à une poire écrasée, son teint est aussi verdâtre, et ses pupilles sont noires comme des pépins.
Il baisse les yeux. Il me regarde. Il me dit :
« -Vous voulez de l'aide mademoiselle ?
-Non. Euh, non merci, ça ira. Merci. » Je continue ma recherche, assise sur le sol, scrutant le vieux bois.
Me voyant toujours à terre l'inconnu continue de sa voix acide, grave, profonde, je sais pas très bien :
« -Vous cherchez quelque chose ? »
Je me lève précipitamment . Je mets les mains dans mon vinyle. Elles se referment sur des clés. Je ferme les yeux. Je souffle. Je r'ouvre les yeux. Je me mets à l'observer, comme lui, il m'observe :
« -Non, je ne cherche rien. »
Toujours faisant grincer le parquet sous ses pieds. Il s'en va, sans mot dire, ouvre la porte voisine à mon appartement et rentre. (Je ne savais pas que j'avais un voisin.)
Mes clés étaient tout simplement dans mon blouson.
Y'a vraiment que moi pour être aussi conne.
« -Merde ! »
Je me hâte de ranger les objets dans mon sac, c'est pas bon d'être trouvée seule avec une seringue à la main.
Je ramasse mes affaires, me demandant toujours où peuvent être ces fichus clés.
Si au moins cette saloperie de lumière fonctionnait !
J'entends des bruits de pas dans l'escalier en bois, celui à l'intérieur de l'immeuble. La troisième marche en partant du haut grince terriblement, d'ailleurs il faut l'enjamber pour ne pas qu'elle se casse.
Un homme l'enjambe. Un grand costaud en costard. Ses jambes sont longues, il est fin, sa ceinture est serrée au maximum, son buste est large, ses bras, aussi longs que ses jambes tombant verticalement le long de son corps, tels les bras d'un singe. Des épaules carrées. Son visage ressemble à une poire écrasée, son teint est aussi verdâtre, et ses pupilles sont noires comme des pépins.
Il baisse les yeux. Il me regarde. Il me dit :
« -Vous voulez de l'aide mademoiselle ?
-Non. Euh, non merci, ça ira. Merci. » Je continue ma recherche, assise sur le sol, scrutant le vieux bois.
Me voyant toujours à terre l'inconnu continue de sa voix acide, grave, profonde, je sais pas très bien :
« -Vous cherchez quelque chose ? »
Je me lève précipitamment . Je mets les mains dans mon vinyle. Elles se referment sur des clés. Je ferme les yeux. Je souffle. Je r'ouvre les yeux. Je me mets à l'observer, comme lui, il m'observe :
« -Non, je ne cherche rien. »
Toujours faisant grincer le parquet sous ses pieds. Il s'en va, sans mot dire, ouvre la porte voisine à mon appartement et rentre. (Je ne savais pas que j'avais un voisin.)
Mes clés étaient tout simplement dans mon blouson.
Y'a vraiment que moi pour être aussi conne.
x-DreamX-x