La lumière de la pièce m'aveugle, alors que le silence s'empare des lieux. La clarté émise par les falots est poignante et l'on ne peut plus rien ressentir que la chaleur d'un doux été commençant.
La vue me revient et la sensation d'être protégée par la blancheur de ces étoiles accrochées au plafond disparaît, tel le ciel bleu au début de l'hiver.
Les murs sont épais, rugueux, d'un orange pâle. Rien à voir avec l'obscurité du couloir. L'appartement est un trois pièce : chambre, salle de bain et wc, et une pièce principale servant à la fois d'entrée, de cuisine, de salle à manger et de dépotoir. Il y a une large fenêtre près d'une table carrée où sont posés, ou plutôt jetés, un tas de papiers et un crayon. On peut aussi voir une tasse de thé datant de la veille.
De ce grand orifice, j'observe le ciel parfois. Le firmament. Je peux voir le coucher du soleil. Et cet amas de couleurs, ce rouge, ce violet, ce jaune et cet orange se confondent avec les murs de l'appartement et je me sens comme entrain de voler parmi les oiseaux. Oiseaux que je déteste d'ailleurs ; ils me rappellent trop à quel point je suis prisonnière de ce trou. De cette même fenêtre je peux voir le parc de la ville où les enfants s'amusent et rient. Ces petites filles jouant à des jeux dont pour la plupart j'ai oublié le nom. Ces petits garçons qui courent, sautent et se bousculent pour être les premiers arrivés à la balançoire.
J'en ai suivi un des yeux l'autre jour, un de ces petits galopins à culotte courte, les joues roses, les yeux bleus, les cheveux blonds et brillants. Puis je me suis mise à l'observer intensément, alors qu'il me fixait à son tour, le sourire aux lèvres :
« -Tu es l'ange qui ne sait pas encore se servir de ses ailes. Echappe toi avant qu'on te les arrache. Libère toi de ce monde. Vole. Mais surtout continue à vivre, à rire. Continue à sourire à la terre et au ciel. Garde cette innocence, cette pureté qui te rend le plus scintillant et le plus lumineux de tous les astres. Vis, et ne t'occupe pas de la mort des autres. Vis. Continue à sourire. La nostalgie que tu fais ressentir aux simples mortels est si grande qu'on ne pourrait la mesurer. Et toi tu ris. Tu ne comprends pas. Ta beauté est grandissime. Tous mes mots sont futiles face à l'espoir que tu offres, et maintenant je dois me taire, pour que ton sourire ne s'efface jamais. »
C'est ça, que je lui aurais dit si j'avais eu le courage de le regarder dans les yeux, et de laisser parler cette pierre qui me sert de c½ur. Mais je n'ai aucun courage et j'ai préféré fuir pour l'éternité ce brun d'espoir.
La vue me revient et la sensation d'être protégée par la blancheur de ces étoiles accrochées au plafond disparaît, tel le ciel bleu au début de l'hiver.
Les murs sont épais, rugueux, d'un orange pâle. Rien à voir avec l'obscurité du couloir. L'appartement est un trois pièce : chambre, salle de bain et wc, et une pièce principale servant à la fois d'entrée, de cuisine, de salle à manger et de dépotoir. Il y a une large fenêtre près d'une table carrée où sont posés, ou plutôt jetés, un tas de papiers et un crayon. On peut aussi voir une tasse de thé datant de la veille.
De ce grand orifice, j'observe le ciel parfois. Le firmament. Je peux voir le coucher du soleil. Et cet amas de couleurs, ce rouge, ce violet, ce jaune et cet orange se confondent avec les murs de l'appartement et je me sens comme entrain de voler parmi les oiseaux. Oiseaux que je déteste d'ailleurs ; ils me rappellent trop à quel point je suis prisonnière de ce trou. De cette même fenêtre je peux voir le parc de la ville où les enfants s'amusent et rient. Ces petites filles jouant à des jeux dont pour la plupart j'ai oublié le nom. Ces petits garçons qui courent, sautent et se bousculent pour être les premiers arrivés à la balançoire.
J'en ai suivi un des yeux l'autre jour, un de ces petits galopins à culotte courte, les joues roses, les yeux bleus, les cheveux blonds et brillants. Puis je me suis mise à l'observer intensément, alors qu'il me fixait à son tour, le sourire aux lèvres :
« -Tu es l'ange qui ne sait pas encore se servir de ses ailes. Echappe toi avant qu'on te les arrache. Libère toi de ce monde. Vole. Mais surtout continue à vivre, à rire. Continue à sourire à la terre et au ciel. Garde cette innocence, cette pureté qui te rend le plus scintillant et le plus lumineux de tous les astres. Vis, et ne t'occupe pas de la mort des autres. Vis. Continue à sourire. La nostalgie que tu fais ressentir aux simples mortels est si grande qu'on ne pourrait la mesurer. Et toi tu ris. Tu ne comprends pas. Ta beauté est grandissime. Tous mes mots sont futiles face à l'espoir que tu offres, et maintenant je dois me taire, pour que ton sourire ne s'efface jamais. »
C'est ça, que je lui aurais dit si j'avais eu le courage de le regarder dans les yeux, et de laisser parler cette pierre qui me sert de c½ur. Mais je n'ai aucun courage et j'ai préféré fuir pour l'éternité ce brun d'espoir.
L'appartement est si silencieux...
x-DreamX-x